Mais que faire me direz-vous ?
Une première solution en attendant une grande mobilisation dans la rue ...
Ecrivez-leur !
Vous avez un député ? Voici ses coordonnées internet.
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.asp
Dites-le lui. Simplement.
Vous ne savez pas comment le lui dire ? Envoyez-lui un article, un entretien d'une personnalité politique ou autre qui argumente sérieusement :
Il y avait par exemple cet article paru dans le Figaro :
Traité simplifié : on est revenu au texte refusé par les Français ! Publié dans le Figaro, le 18 octobre 2007
Par Paul-Marie Coûteaux, Député français au Parlement européen, directeur de L'Indépendance.
La question européenne doit-elle sortir du débat au moment même où se conclut un traité plus supranational encore que ne l'était la Constitution Giscard ? D'abord nommé « minitraité », sa taille probable (3 000 pages !) en fait l'un des plus longs traités européens, modifiant tous les autres, article par article, pour y inclure l'essentiel du texte de M. Giscard d'Estaing - lequel s'est plaint de la lourdeur du remaquillage... Si l'on regarde de près le mandat donné aux rédacteurs par le sommet du 23 juin, on voit en effet que nous revenons au texte rejeté par les Français en 2005, au point qu'un de ses thuriféraires d'alors, M. Bourlanges, peut s'exclamer : « Toute la Constitution est là, il n'y manque rien. » L'examen de ses cinq points clés permet de dire que ce texte vise de nouveau à créer un superÉtat.
1. Personnalité juridique. Ce point cardinal du fédéralisme, qui permettait au texte Giscard de s'intituler Constitution, est repris tel quel dans le mandat actuel. À lui seul, il crée un nouvel État qui peut désormais être reconnu sur la scène internationale et dont les actes rendront sans effet ceux que s'aventureraient à prendre les États dans les mêmes domaines.
2. Présidence stable de l'Union. L'Union sera placée sous l'autorité d'un président réputé stable en raison d'un mandat allongé de six mois à deux ans et demi et, surtout, indépendant de tout État. Il sera doté d'une autorité propre, d'un secrétariat, puis d'un cabinet, etc.
3. Haut représentant pour la politique étrangère. Comme l'a imprudemment avoué M. Sarkozy le 20 juin, ce sera un « ministre des Affaires étrangères sans le nom ». Vice-président de la Commission, il sera doté d'un « service diplomatique » - les 118 bureaux actuels étant rebaptisés ambassades de l'UE et étoffés, leurs agents bénéficiant d'immunités et privilèges diplomatiques. À terme, lorsque ce superministère aura pris du poids, nos ambassades et ministères nationaux seront superflus. Quant à la référence à l'Otan, elle peut disparaître puisque le nouveau texte renvoie explicitement au traité de Maastricht, dont le titre V fixait que « Les États veillent à la conformité de leurs politiques nationales avec les positions communes » (art. J-2), et précisait que celles-ci devaient être « compatibles avec les cadres de l'Otan ». À la politique étrangère commune, il manquait un instrument d'autorité : le voici.
4. Décisions à la majorité qualifiée. Quel que soit le mode d'adoption (système de Nice ou système allemand, appliqué à partir de 2014), le cercle des questions échappant à l'unanimité s'élargit ; outre les affaires communautaires (immigration, politique agricole, commerciale, douanière et, surtout, industrielle, dite « de concurrence »), il inclut 51 nouveaux domaines : marché intérieur, énergie, coopération judiciaire en matière pénale, ouvrant la porte au parquet européen, et coopération policière, amorce d'une « police fédérale ». Désormais, la compétence de l'Union concernera quelque 70 domaines, soit l'essentiel de la responsabilité politique : schéma fédéral classique, d'autant que disparaît le compromis de Luxembourg permettant à un État d'invoquer ses intérêts vitaux, dont le candidat Sarkozy avait pourtant fait grand cas pendant la campagne. Une décision adoptée à la majorité s'appliquera ipso facto, et même un État qui y est opposé devra la mettre en oeuvre sous peine de sanctions. Régime de fer, dont plusieurs États s'exemptent ou amodient, mais pas la France.
5. Charte des droits fondamentaux. Elle s'applique désormais de droit (sauf pour la Grande-Bretagne). Non reprise in extenso, la charte fait l'objet d'une référence dans le texte, ce qui, en droit, revient au même, d'autant plus que tout conflit sera interprété par la Cour de Luxembourg. Comment admettre le droit pour tout citoyen de saisir la Cour des droits de l'homme aux fins de condamner son État pour non-respect de principes très généraux ?
Contrairement à ce qu'a prétendu une propagande bien orchestrée, il n'y a ici aucune concession aux souverainistes. Certes, ne figurent plus les symboles, mais ils ont déjà été adoptés dans les faits et s'imposent ; de même, est maintenu dans les faits l'ancien art. 6 du texte Giscard posant la supériorité de la norme européenne sur la loi nationale : si celle-ci ne figure plus dans le traité, il y est cependant renvoyé explicitement dans un acte additionnel qui rappelle la jurisprudence de la Cour de justice, ce qui revient au même.
Ces habiletés et celles de M. Sarkozy (ses diatribes contre la BCE n'ont sans doute pas d'autre but que de se faire passer pour eurosceptique, élevant un nouveau rideau de fumée) dissimulent ce fait essentiel : on crée un État fédéral sans débat et en hâte. Curieuse « démocratie ».
Si vous préférez une homme de gauche il y a aussi JP. Chevènement :
«Seul le peuple peut revenir sur un référendum populaire», estime J-P Chevènement président du MRC.
Et d’ajouter: «Le président de la République n'a pas le droit d'interpréter seul la volonté du peuple français. C'est un véritable coup d'Etat!»
... Etc... Mais ils ne sont pas les seuls ... D'autres, beaucoup d'autres commencent à réagir ...
En fait l'idéal serait que votre député reçoive plusieurs mails de vous, avec à chaque envoie la déclaration argumentée d'une personnalité de la vie publique ...
Il suffit que vous envoyez juste trois mails chacun ( ou plus car enfin, pourquoi se priver de ce droit d'interpellation alors que eux veulent nous priver du résultat d'un vote démocratique ?)...
Imaginez qu'à peine 1000 électeurs de chaque circonscription envoient entre un et trois ( ou plus !) courriels à leur député pour leur rappeler où est leur devoir démocratique et d'où il tire leur légitimité ....
Faites savoir à vos députés que vous n'êtes pas résolus à vous laisser ainsi dépouiller de votre citoyeneté.
Faites-leur savoir que vous n'êtes pas dûpes du mépris dans lequel ils vous tiennent en prétendant que ce Traité est une version différente du projet Constitutionnel de 2005.
Ce texte raconte exactement la même histoire que le précédent ... Il est donc illégitime ! Et ceux qui oseront le ratifier, contre la volonté du peuple, ceux-là commettront une forfaiture.
Messieurs les politiques, n'ouvrez pas la boîte de Pandore de la Tyranie ! Comme toute bête aveugle elle récompense rarement ses adeptes.

