http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1388
Section de Vienne
Parti Communiste Français
Selon l’Humanité, « la page Dassault peut se tourner ».
Alors quand une journaliste de Daniel Mermet ose lui poser une question à la fin de son meeting, les gros bras de sa sécurité ne trouvent rien de mieux que de l’agresser jusqu’à l’empoignade générale.
Serge Dassault justifie le dérapage de son service d’ordre : « Ce n’est pas une journaliste, c’est un communiste. »
Dans l’histoire il est difficile de savoir ce qui est le plus choquant : agresser une journaliste n’appartenant à aucun parti en l’accusant de partialité voir de militantisme politique déplacé, ou envisager la possibilité qu’il n’est pas grave d’agresser un communiste.
Les commentaires des résultats des élections municipales et cantonales, on l’a vu encore hier notamment de la part du gouvernement, sont parfois étonnants, quitte parfois même à ne reposer en aucun cas sur les résultats réels de ces élections.
Il est pourtant difficile de contester qu’hier la gauche a progressé. Elle a progressé sur le résultat des dernières élections municipales et cantonales.
Alors il s’agit bien sûr d’élections locales. Et ce sont d’abord sur des enjeux locaux que nos concitoyens ont voté hier. Mais personne ne peut sérieusement contester que la droite au pouvoir, le pouvoir de Messieurs Sarkozy et Fillon comme celui des maires sortants de la majorité, cette droite au pouvoir à Paris comme dans les mairies est aujourd’hui en recul. Et ce sont les politiques du gouvernement comme celles de ces maires UMP qui ont souvent été mises à mal dans les urnes. A ces politiques, les électrices et électeurs ont tout simplement préféré les projets des listes de gauche pour leurs villes, des projets de villes citoyennes, solidaires et innovantes. Ils ont voulu faire d’abord confiance en des élus prêts à se battre chaque jour à leurs côtés.
En ce qui concerne les résultats du parti communiste, je ne parlerai qu’à partir des chiffres.
Dans deux villes de plus de 100 000 habitants, Nîmes et le Havre, ce sont des candidats communistes qui ont gagné les primaires que nous avaient imposées le PS. Et pour le second tour, je sais que nos candidats sauront rassembler le plus largement possible pour, je l’espère, gagner dimanche prochain.
Dans les villes de plus de 30 000 habitants, 28 maires communistes sont sortants. 16 sont d’ores et déjà réélus. Je pense à Arles, à Vaulx-en-Velin, à Ivry, aux préfectures de Nanterre et de Bobigny. Et le second tour s’annonce favorablement dans les 12 restantes. À Dieppe, notre jeune camarade Sébastien Jumel l’a déjà emporté. Et dans quatre autres villes, Corbeil, Sète, Villeneuve-Saint-Georges et Villepinte, nous pouvons raisonnablement espérer gagner dimanche prochain. Sur les 58 communes de plus de 9000 habitants que nous dirigeons actuellement, nos candidats sont réélus dès le premier tour d’entre 36 d’entre-elles, du Nord avec Saint-Amand les eaux aux Bouches-du-Rhône avec Gardanne. Et dans beaucoup d’autres ils sont bien placés avant le second. Deux ont déjà été gagnées sur la droite, Vierzon et Saint-Claude. Dans cinq autres aujourd’hui à droite, des villes populaires et ouvrières, notamment à Romilly, Portes-les Valence, Firminy, Roissy-en-Brie, Aubière le second tour s’annonce favorablement. Au final le PCF pourrait donc diriger une petite dizaine de villes de plus de neuf mille habitants qu’en 2001. Et au total près de huit cents communes auront dimanche un maire communiste.
Aux élections cantonales, le score national du PCF se situerait selon le ministère de l’intérieur à 8,85% des voix. Il confirme que le PCF est bien le troisième parti en France. Et si nous sommes devancés dans certains cantons aujourd’hui communistes par les candidats socialistes, souvent d’ailleurs alliés à d’autres partis de gauche, c’est le cas de deux d’entre-eux en Seine-Saint-Denis, nous avons déjà emporté 40 cantons et espérons en gagner beaucoup d’autres au second tour. Et nous nous battrons pour conquérir un nouveau Conseil général avec l’Allier. Et partout sur le territoire, dans tous ces cantons où nous ne serons pas présents au second tour, nous constatons de grands progrès de nos candidats, notamment dans les territoires populaires et ouvriers. Et ces bons résultats sont le fruit du travail quotidien de nos élus, du dévouement de nos militantes et militants, de l’ancrage de notre parti dans ces territoires.
Il reste donc six jours avant le second tour de ces élections municipales et cantonales. Six jours pour rassembler largement à gauche, six jours pour gagner un maximum d’espaces de résistance à la droite et d’élaboration de politiques locales ambitieuses, de politiques sachant marier la gestion et les luttes, de politiques au service de la réussite et de la qualité de vie de tous les Françaises et les Français. Ce rassemblement à gauche, tout indique qu’il sera plus fort en mobilisant d’abord cet électorat populaire qui hier a voulu faire confiance à la gauche qu’en allant bâtir des alliances contre-nature avec le Modem.
Les diatribes très giscardiennes de son président hier, curieusement mobilisé contre les socialo-communistes — il est vrai qu’il devait être sûrement déçu par les faibles scores de son parti— démontrent bien l’impasse qu’il y a pour la gauche à se tourner vers la droite. C’est avec des projets bien à gauche que l’on pourra mobiliser largement les hommes et les femmes qui sont allés voter hier, comme ceux et celles que l’on peut convaincre de ne plus s’abstenir dimanche ! C’est à gauche que l’on pourra gagner !
Aussi les communistes se montreront exemplaires, à gauche, pour créer dans la semaine les dynamiques pouvant nous permettre de gagner un maximum de villes et de départements. Nous serons exemplaires pour ne manquer aucune occasion de rendre ici dans une ville, là dans un autre, la vie un peu meilleure pour les Françaises et les Français. Nous serons exemplaires en en espérant autant de la part de toutes les autres composantes de la gauche, mais je veux y croire.
Tous ensemble, il est urgent de créer les conditions d’une large victoire dimanche !
La droite ment !
Nicolas Sarkozy avait juré être le candidat du pouvoir d’achat, de l’augmentation des petites retraites. Il ne tient pas ses promesses. Dès le mois de juin, le président a commencé par faire voter quinze milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches. Il semble se soucier davantage de sa vie privée, de ses amis de la jet-set et de la communication que de la vie quotidienne des Français. Cela vous choque. Nous aussi.Quinze milliards, cela fait près de 250 euros par personne vivant en France, 1000 euros pour une famille de quatre personnes.Alors oui, de qui se moque-t-on quand on parle de caisses vides ?
De l’argent, en voilà ! Rendons le utile !
La valse des milliards ces jours-ci donne le vertige. 5 milliards d’euros gaspillés par un trader de la Société Générale, lequel « jouait » sur une masse de 50 milliards ! 100 milliards de profits records pour les entreprises du CAC 40...
La France est riche. Mais le pouvoir, le patronat ne parlent que de restrictions, de régressions, de déclin. Gaz, transports publics, essence, produits alimentaires, les prix s’envolent. Les salaires stagnent. Le niveau des retraites est dérisoire. La précarité passe de nouveaux caps. Nous sommes de plus en plus nombreux à boucler difficilement les fins de mois.
Alors ? L’argent pour la spéculation, les profits mirifiques, les stock-options la rentabilité à tout crin ? Ou au contraire l’argent utile pour répondre aux besoins sociaux, construire une société de solidarité et d’épanouissement humain ? L’argent pour les gâchis humains et financiers ? Ou l’argent pour une efficacité nouvelle et un mode de développement porteur de progrès pour tous et respectueux de l’avenir de la planète ?
La crise financière suscite dans l’opinion une grande émotion. Et l’on voit déjà les défenseurs du capitalisme, le Président de la République en tête, qui cherchent des échappatoires, des excuses.Il y aurait un bon capitalisme, celui des « entrepreneurs », à promouvoir, et un mauvais capitalisme, celui des « flambeurs », à réprouver. En réalité, « l’argent pour l’argent », c’est aujourd’hui le coeur du système, sa seule loi, son unique morale.
Pour rompre cette logique, pour rendre l’argent utile, il va falloir, à la fois, de profonds changements politiques et une intervention forte des travailleurs et des citoyens. Les salariés doivent conquérir un droit de regard sur la gestion de leur entreprise. Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales patronales, imposer une nouvelle politique du crédit, favorisant l’emploi, la formation et sanctionnant la spéculation, constituer un pôle public bancaire, pour orienter l’argent vers des investissements utiles.
Avec le vote du 9 mars prochain, vous pourrez donner de la force à une gauche du courage. Une gauche qui estime, par exemple, qu’il y a beaucoup d’argent qui pourrait être bien mieux au service du pouvoir d’achat, de l’école, du service public, de la santé, dans la culture plutôt que dans la spéculation où, comme cela s’est passé avec la Société Générale, des fortunes se construisent ou s’évaporent. La Bourse ou la vie, il faut choisir.
Des élus communistes utiles
C’est à cela que les communistes veulent contribuer : reconstruire une gauche qui a des idées, une gauche qui se bat, donner un droit de regard et de décision aux citoyens et aux salariés sur l’utilisation de l’argent pour le développement. C’est le sens qu’aura le vote pour les candidats soutenus par le PCF et pour les listes où ils seront présents. Déjà, sous la pression de l’opinion et des mouvements sociaux, le gouvernement tergiverse. Il lâche 200 euros pour les retraités à valoir sur 5 ans. C’est gravement insuffisant. Scrutin local mais aussi premier test grandeur nature pour le sarkozysme, les élections municipales et cantonales donneront l’occasion aux citoyens de se faire entendre.
Avoir un toit, un droit ?
Trois millions de mal logés en France. Cette question est devenue majeure pour nos concitoyens. Un Français sur deux qui craint de perdre son logement (enquête BVA / L’Humanité/ La Vie). Listes d’attente, exclusion des centres-villes, logements insalubres, sans-logis, difficultés d’accès au premier logement pour les jeunes, flambée des loyers et des charges... elle ne touche plus seulement les plus modestes.
Et quand le pouvoir d’achat est la première préoccupation, le logement est devenu pour beaucoup de familles le premier poste de dépense. Pire, il y a trente ans, la part du budget des ménages consacrée à l’habitat était équivalente quelques soient les revenus, aujourd’hui elle représente 25% pour les plus modestes, 11% seulement pour les plus riches !
C’est inadmissible.
La droite, la gauche, ce n’est pas la même chose
Les gouvernements de droite ne cessent d’aggraver la situation. La pénurie, fait s’envoler les loyers comme les prix de l’immobilier. La politique de la ville encourage les démolitions sans que les reconstructions soient toujours au rendez-vous. Les aides à la construction et à la réhabilitations diminuent. Les offices HLM sont étranglés financièrement et incités à se privatiser. Dans certaines villes ou certains quartiers, accéder à la propriété devient impossible même avec un pouvoir d’achat correct. Ce sont les ghettos des riches.
Nicolas Sarkozy a trouvé la réponse au problème : « tous propriétaires ». Mais sans augmentation des salaires. Il projette même la vente d’un logement HLM sur trois. Les banques se frottent d’avance les mains en pensant aux remboursements d’emprunt. Jusqu’à une crise des « subprimes » comme aux Etats-Unis ?
Le logement n’est pas une marchandise
Beaucoup de maires de gauche, et d’abord les maires communistes, travaillent activement à répondre aux besoins. Ils agissent contre la spéculation immobilière, construisent du logement pour tous et de qualité, diversifié. Ils sont les premiers à intégrer la « haute performance énergétique et écologique ».
Mais tous ces efforts sont limités voire contrariés par la politique nationale dont le logement est et doit rester une compétence. C’est pourquoi les candidats communistes porteront dans ces élections les exigence de :
la construction de 600000 logements publics en France sur cinq ans. un plan d’élimination de l’habitat insalubre
une “ Charte des hôtels meublés ”, afin d’assurer la dignité des conditions d’habitation ainsi qu’un partenariat entre
collectivités territoriales et Offices publics pour le logement d’urgence le gel, dans l’immédiat, des loyers avec compensations pour les Offices HLM
l’application de la loi SRU qui imposent aux villes de se doter de 20% au moins de logements publics et l’inégibilité
pour les maires ne respectant pas la loi comme à Saint Maur (94), Neuilly (92) Toulon (83) ou Nice (06) le maintien de l’usage des fonds du livret A pour le logement et la revalorisation de la
participation des employeurs pour retrouver le « 1% logement »
Une semaine après le vote des 9 et 16 mars prochains, avec le retour du printemps, les expulsions seront de nouveau autorisées par les préfets. Les candidats communistes proposent la suspension de toute expulsion locative tant qu’il n’y aura pas de dispositions concrètes de la loi sur le droit au logement opposable et agirons en ce sens.
Cela vaut le coup de voter pour eux et de les élire.
Lors d’un meeting public à Colombes, Rama Yade a déclaré « cette gauche (...) qui s’en prend à moi parce que je suis noire », en visant particulièrement les communistes.
Le fait que la Secrétaire d’Etat aux droits l’Homme se permette d’accuser les communistes de racisme est extrêmement grave. Pire, le porte-parole du gouvernement a même été jusqu’à voler à son secours en flattant son « courage et sa franchise ». Ces comportements sont intolérables et passibles de poursuites judiciaires.
Les communistes ont toujours été à la pointe du combat contre le racisme et contre toutes les discriminations, pour défendre les droits de l’Homme. Ils se sont toujours battus contre le colonialisme et n’ont aucune leçon à recevoir d’un gouvernement qui stigmatise et cultive la haine de l’autre.
En fait de courage et de franchise, Rama Yade franchit toutes les bornes de la bétise et de la calomnie. Non, tout n’est pas permis en politique et j’exige, au nom de tous les communistes français, des excuses publiques du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades,
Je suis très heureux de vous accueillir ici pour vous souhaiter à toutes et à tous une excellente année 2008. Au nom du Parti communiste français, de sa direction départementale ainsi qu’en mon nom propre, je voudrais vous présenter mes vœux de bonheur et d’espoir, mes vœux de bonne santé et mes vœux de réussite dans ce que vous entreprenez, mes voeux d’espoir et d’envie d’un monde meilleur. Je veux aussi formuler un souhait celui de la relaxe pour notre camarade et mon ami François Auguste poursuivi pour s’être opposé à une expulsion et dont le verdict sera annoncé ce 14 janvier à 13H45 au Tribunal de Lyon. Je vous invite pour ceux qui le peuvent à aller le soutenir lundi.
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Et si on se félicite de la libération des deux otages en Colombie, comment ne pas être inquiet quand on se penche sur l’état du monde ?
Et justement La situation internationale est particulièrement préoccupante et grave pour les peuples de très nombreux pays en particulier en Afrique, au Proche-Orient et en Asie
du Sud.
Des expériences novatrices en Amérique latine sont en cours, mais elles sont heurtées de plein fouet par les conséquences des politiques néolibérales mises en oeuvre précédemment dans ces pays
et par un combat sans limite au plan idéologique et économique de la part des tenants du capitalisme mondialisé.
Dans cet arc multi continental de crise, les peuples payent dans des souffrances indicibles et permanentes les conflits d’hier non réglés, les guerres et les stratégies de puissance d’aujourd’hui, les conséquences sociales et politiques dramatiques d’un capitalisme mondialisé prédateur et brutal, la montée dangereuse de nationalismes, d’intégrismes traduisant bien souvent dans un terrorisme meurtrier, l’exacerbation des haines et des volontés de revanche, et l’absence de perspectives... L’instabilité du monde d’aujourd’hui a une pluralité d’origines dans une évidente complexité.
Mais réagir aux drames qui se déroulent au Kenya, en Irak, au Pakistan ou en Algérie, au sort inacceptable fait au peuple palestinien, c’est à la fois mener des actions de solidarité, mais aussi agir sur le positionnement de la France et celui de l’Union Européenne, c’est agir pour la transformation du fonctionnement et des objectifs des institutions internationales.
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Pour ce qui est de l’Europe de la réorientation de sa construction, du rôle qu’elle devrait jouer, c’est un bien mauvais scénario qui se prépare. Les partisans du traité Sarkozy
qui n’est ni nouveau ni simplifié,ni mini, font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher tout débat public sur l’avenir de l’Europe.
Le congrès de Versailles prévu le 4 février sera selon eux le moment fort de la ratification de ce traité.
Le PS a d’ores et déjà demandé à ses parlementaires de boycotter cette réunion alors que sa candidate aux élections présidentielles s’était positionnée pour la consultation du peuple français par un référendum. Si l’on veut, qu’on soit favorable ou non au traité Sarkozy, que le peuple décide sur une question aussi importante on doit être présent à Versailles et voter contre la modification constitutionnelle.
Pour ce qui nous concerne Nous menons, avec d’autres, la campagne pour le référendum car c’est une question de démocratie, de droit des peuples à décider de leur avenir et de l’avenir même de l’Europe. Sans l’intervention populaire, l’Europe de la paix, du progrès, de la démocratie ne verra pas le jour.
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Et pour ce qui est de notre pays, 2007 n’aura pas été une année facile. Elle aura été marquée, entre autres, par le troisième échec consécutif de la gauche face à l’offensive idéologique de la droite, et donc l’élection à la tête de notre pays de Nicolas Sarkozy. Une nouvelle page de notre histoire s’est alors ouverte, pleine de menaces pour notre peuple, pour les libertés, la paix.
La défaite de la gauche, c’est celle de toutes ses composantes. Elle a fait preuve d’une incapacité à se rassembler et à rassembler majoritairement autour d’un projet novateur et
progressiste.
Depuis le 22 avril, nous nous interrogeons, nous débattons sur l’avenir de la gauche et surtout sur la vigueur de l’idée de changement en France, en Europe et dans le monde.
L’année qui s’ouvre est une année ô combien importante pour nos concitoyennes et concitoyens, tant l’horizon est plein de nuages de régressions sociales, démocratiques,
humanistes, écologiques...
Rarement nous avons vu un gouvernement aussi agressif contre les acquis sociaux et démocratiques, aussi décomplexé dans son rapport à l’argent.
La politique de Nicolas Sarkozy se caractérise par une grande brutalité, une restriction des libertés et une mise en cause de notre modèle social et cette guerre au monde du
travail n’aura pas connu de trêve durant les fêtes.
Tandis que télévisions, radios et magasines amusaient la galerie avec le récit quotidien de l’idylle présidentielle et de son ex-top model, tandis qu’on nous abreuvait d’images de leur voyage
au pays des pharaons, les mauvais coups n’ont pas cessé.
Le gouvernement n’a pas chômé, les cadeaux pour le Medef, la régression pour les salariés.
Des mauvais coups en période de congés, sous forme de décrets : un jour alors que les négociations ne sont pas achevées, on enterre les régimes spéciaux de retraites et on anticipe sur le rendez-vous de 2008, le lendemain, on augmente le prix du gaz, le surlendemain c’est à l’idée même de durée légale du travail qu’on s’attaque.
Allègement des impôts pour l’acquisition immobilière, exonération des charges sociales pour les heures supplémentaires (qui a pour effet de miner les 35 heures), introduction du service minimum lors des grèves, mesures de suppression de milliers d’emplois dans l’Education nationale et les services publics, application aux jeunes de 16 ans du droit pénal pour adultes, radicalisation du contrôle des chômeurs, l’année 2008 s’annonce alarmante pour les droits et les acquis du monde du travail dans notre hexagone. Et si les sirènes hurlent au plan social, elles hurlent aussi au plan sociétal : les douze prochains mois verront se succéder entre autres la mise en place du plan banlieues, la mise en conformité européenne de la loi pénitentiaire, la refonte de la carte judiciaire, la mise en œuvre des quotas d’immigration et le rallongement de la période d’essai à l’embauche.
Lors de la présentation de ses vœux, le président de la République n’a rien dit aux Français, sur les mesures qui frappent les familles populaires, ni sur les gâteries
distribuées aux plus riches...
Les franchises médicales sont applicables depuis le 1er janvier. Très concrètement cela signifie d’abord un renchérissement du coût des soins médicaux pour ceux qui en ont besoin. Ce dispositif
injuste qui vise à faire de l’argent sur le dos des malades a une dimension plus historique et idéologique. Il n’est au demeurant pas neutre par rapport aux conquêtes sociales : il rompt
avec le principe de solidarité et ne répond à aucune logique de responsabilisation des malades. « Une rupture totale avec l’héritage de la Libération ». Pour Denis Kessler, ancien
vice-président du MEDEF : « Il s’agit de défaire le programme du Conseil national de la Résistance ».
Dans la perspective du grand rendez-vous prévu par la loi Fillon de 2003, Nicolas Sarkozy avance ses pions pour retarder encore l’âge de la retraite. Dans la civilisation dont rêve Nicolas Sarkozy, les salariés d’aujourd’hui doivent devenir des retraités pauvres demain, à moins qu’ils ne financent eux-mêmes leur propre retraite, ou bien, si leur patron leur en laisse la possibilité, qu’ils ne travaillent jusqu’à 65 ans et plus.
Côté étrennes, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Pour les prestations et les minima sociaux, c’est 1 % d’augmentation et rien de plus.
Côté fiscalité, le budget 2008 fera théoriquement profiter les salariés (ceux qui le veulent et surtout le peuvent), de 1 milliard d’économie d’impôt du fait de la défiscalisation des heures supplémentaires. En réalité l’imposition sur le revenu va s’accroître en 2008 de 5,1 milliards d’euros, dont 3 seront payés par les salariés et 1 par les retraités.
Cet accroissement de l’impôt sur les revenus des salariés et retraités principalement, ne viendra pas compenser les milliards de cadeaux faits aux plus riches, aux spéculateurs et aux patrons des entreprises. Les exonérations fiscales pour les entreprises atteindront le montant de 68,3 milliards d’euros, et les mesures du « paquet fiscal » annoncées à l’été 2007, les diminutions de l’impôt sur la fortune, l’allégement de la fiscalité sur les successions et donations vont coûter 14 milliards d’euros de recettes fiscales en moins dans le budget 2008. Le « bouclier fiscal » devrait profiter à « 18 000 contribuables qui devraient recevoir un chèque de remboursement de 31 277 euros en moyenne de la part des impôts. La générosité de l’État à l’égard des plus riches ne se compte pas en centimes !
Mais ces cadeaux aux plus fortunés, qui grèvent le chapitre des recettes du budget de l’État, auront des conséquences sur les dépenses. Suppression de 130 000 postes de fonctionnaires dans les 4 ans. Amputation de 2 milliards d’euros de dépenses concernant notamment les aides à la banlieue, les transports collectifs, la rénovation urbaine, l’agriculture, la décentralisation culturelle ou la lutte pour l’environnement.
Dans tous les domaines, les mesures désastreuses que les Français subissent déjà, seront encore aggravées. L’augmentation de la pauvreté, de l’exclusion, de la précarité démontre l’ampleur de l’échec de cette politique. Aujourd’hui notre pays compte 7 millions de personnes considérées comme pauvres, dont 2 millions d’enfants, vivant avec moins de 817 euros par mois.
On comprend pourquoi les voeux du Président autour de sa « politique de civilisation » n’ont pas emporté l’adhésion des Français. Pour la première fois depuis mai, la côte de popularité de Nicolas Sarkozy s’effondre, il ne réunit plus que 48 % de satisfaits marquant une chute libre de - 7 points en un mois. La population prend conscience d’une politique trop voyante qui ne sert que les plus aisés.
Le chef de l’État comptait sur sa politique d’« ouverture » et sur la déconfiture de la gauche pour faire passer sa politique pour la seule possible, et la rendre ainsi acceptable pour la grande majorité. Espoir déçu.
La duperie d’une communication continuellement mise en scène ne peut durablement faire illusion.
Si comme le dit Ignacio Ramonet "Charmées par sa verve et son brio, comme des enfants le furent jadis par l’habile flûtiste de Hamelin, maintes personnalités de tous bords avaient succombé à la magie de Monsieur Nicolas Sarkozy. Il s’est ainsi produit en France une sorte d’hypnose collective devant un président possédé par une hyperactivité déconcertante et un bouillonnement d’initiatives souvent fumeuses. Les yeux commencent à se dessiller alors que la vraie nature du bateleur, libérale et brutale se dévoile."
***
L’année 2008 s’annonce chargée d’urgences, pleine de défis et de combats, il nous faudra de la ténacité et de l’énergie mais nous n’avons pas l’habitude de baisser les bras.
Il y a besoin de résistance. Résistances afin de contrer le projet de Nicolas Sarkozy de fondre tous les acquis démocratiques et sociaux en lingots pour les plus riches !
Résistances afin de contrer son objectif de toujours plus diviser les salariés pour en faire de la chair à canon du capitalisme mondialisé !
Résistance afin de contrer son obsession d’une République impériale !
Il nous faut déployer la bataille contre la droite et le grand patronat, en ayant toujours en tête de travailler à l’avenir du peuple de France.
Malgré la politique du coup de poing permanent destinée à désarmer les résistances, celles-ci se sont développées plus amplement que le pouvoir ne le pensait. La lutte des cheminots, des gaziers et électriciens, des agents de la RATP à l’automne dernier a imposé des négociations auxquelles le gouvernement voulait échapper. Sur le pouvoir d’achat, la préoccupation du pays est générale. La mobilisation du monde de la justice contre la réforme de la carte judiciaire a été, elle, sans précédent. Elle fait remonter dans tout le pays l’angoisse d’une désertification des services publics. D’autres problèmes cruciaux sont en permanence sur la sellette, au bord de l’explosion.
Face à une droite plus décidée que jamais à avancer comme un bulldozer, rien n’est plus urgent que de travailler à construire l’unité la plus large des salariés et de toutes les victimes du capitalisme sur d’autres réponses aux urgences sociales. À l’égard des chômeurs, des précaires, des salariés assaillis par les fins de mois, ... quiconque préconise le statu quo, la demi-mesure a perdu d’avance. Nous devons déployer sans tarder de grandes batailles politiques et idéologiques pour unir sur des réponses de progrès aux grandes urgences sociales et démocratiques du pays.
Ouvrir ces perspectives à gauche est la condition pour mettre durablement et sérieusement en difficulté la politique sarkozyste. La responsabilité de la gauche dans son ensemble est engagée. Mais le paysage à gauche continue d’être marqué par une incapacité évidente à sortir de l’impasse qui a conduit à l’échec lors des dernières élections présidentielles.
Elle ne peut pourtant pas rester engluée dans la situation créée par l’élection de Nicolas Sarkozy.
Une date est déjà fixée : dans 59 jours, nous votons. Et c’est une droite déterminée et sûre d’elle-même qui part en campagne.
Ces élections auront un caractère politique très fort, ne serait-ce que parce que Nicolas Sarkozy lui-même veut en faire un test national pour accélérer le remodelage de la société française. Les candidats de l’UMP portent la déclinaison locale de la vision de société du Président : que les riches s’enrichissent, que les autres travaillent sans limites pour les enrichir. Pour la droite, la solidarité ce n’est pas "à chacun selon ses besoins, de chacun selon ses moyens" mais "à chacun selon son mérite".
Les élections de mars constituent un nouveau défi dont les résultats dépendront entre autres, de la tournure que prendra la confrontation avec le président, sa majorité et les candidats qu’il a lui-même choisis. C’est notamment le cas à Grenoble, où Sarkozy en personne a désigné la tête de liste de la droite après la mise à l’écart de Carignon. Avec Fabien De Sans Nicolas, la droite veut faire main basse sur la ville en s’alliant des candidats de la droite extrême au centre.
Face à cela les conditions dans lesquelles la gauche aborde ces échéances sont significatives de son état : entre absence de stratégie, stratégie à géométrie variable et repli sectaire. Entre gestion et contestation, les communistes ont vocation à incarner partout une 3ème voie, celle de propositions qui répondent aux véritables attentes de la population.
Pour les élections de mars prochain, ils seront de ceux qui rassemblent à gauche, qui construisent des projets innovants avec les populations. Ils seront de ceux qui partout
agissent pour créer des conditions de nouvelles communes, de nouveaux départements pour une gestion répondant aux aspirations populaires.
Ils essaient de faire vivre une stratégie de rassemblement à gauche sans exclusive dans la clarté de ses objectifs : aux municipales, pour la construction partout de listes d’unions et aux
cantonales pour opposer un désaveu à la politique de la droite, conquérir des positions nouvelles et faire grandir une alternative politique.
Le gouvernement voudrait nous faire croire que le chômage recule mais la réalité est tout autre. Après 6 mois de présidence et de politique libérale, ce sont des emplois partiels
et précaires qui gagnent du terrain. Le volume des aides à l’insertion, de l’aide au logement et du RMI que nos élus devront consentir cette année témoigne de l’aggravation des conditions de
vie de nos concitoyens jusque dans notre département. Le groupe communiste au Conseil Général en se prononçant contre le passage du RMI au RSA, s’est en réalité opposé à subventionner la
multiplication d’emplois à très bas salaire et donc à accroître la précarisation du travail. Elire de nouveaux conseillers généraux communistes signifiera pour nos concitoyens, renforcer la
défense de leurs intérêts, la résistance à la destruction d’un modèle social, faire entendre un peu plus leurs voix dans des instances qui sont la voûte de leur quotidien.
A nous de battre la droite, en assurant la réélection des maires sortants, et en en faisant élire de nouveaux. Dans cet objectif le bilan du conseil général et des mairies animés par la gauche
et particulièrement par des élus communistes sera un formidable atout. A nous de donner à le voir.
Sachons faire de 2008 une année pleine, dans nos campagnes de riposte au projet de société de la droite comme dans la progression de nos débats.
Et cette année 2008 sera aussi l’année du congrès de notre Parti. Cela demandera un immense effort d’élaboration et de création théorique, politique et organisationnelle, indispensable pour redonner un véritable élan à notre combat pour l’émancipation humaine. Le congrès devra confronter toutes les opinions sans en exclure aucune à priori. L’objectif de notre congrès sera de construire jour après jour les avancées sociales et démocratiques, les grands bouleversements nécessaires pour changer la vie. Pour changer les rapports entre les individus et entre les peuples.
2008 sera une année de travail pour tous les progressistes. L’ampleur des problèmes auxquels la France, l’Europe et le Monde sont confrontés motive notre engagement pour cette nouvelle année.
Je tiens à vous renouveler tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année.
Je vous remercie.
Un nouveau traité -dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.
Premiers signataires : Abergel Gilbert, ancien grand maître godf ; Aguirre Léonce, Lcr ; Amara Jean-Claude, Droits Devant ! ;
Aries Paul, politologue ; Attar Michèle, gauche avenir ; Autain Clémentine, mensuel Regards ; Autain François, sénateur mrc ; Azam geneviève, Attac France ; Bacquet
Jean-Paul, député ps ; Bataille Christian, député ps ; Bavay Francine, les Verts ; Ben Hiba Tarek, alternative citoyenne ; Ben Sadia Hamida, Alternative citoyenne ;
Berge-Lavigne Maryse, sénatrice ps ; Beynel Eric, syndicaliste douanier ; Boislaroussie Jean-Jacques, les Alternatifs ; Bore Jean-Paul, membre du comité des régions d’europe,
PCF ; Borvo-Cohen Seat Nicole, sénatrice PCF ; Boumediene Alima, sénatrice les Verts ; Bourgain michel, les Verts ; Bove José ; Bray Florence, Cactus/la
gauche ! ; Buffet Marie-George, secrétaire nationale du PCF ; Cabanes Claude, journaliste, Gauche Avenir ; Candar Gilles, historien ; Carassus Pierre, Mars - Gauche
républicaine ; Cassen Bernard, journaliste, Association Mémoire des luttes ; Cherfi Madjid, chanteur de Zebda ; Chevenement Jean-Pierre, ancien ministre, président d’honneur du
MRC ; Chombeau Christiane, journaliste ; Cirera Daniel, PCF ; Cocq François, Mars - Gauche Républicaine ; Collombat Pierre-Yves, sénateur ps ; Coquerel Eric, Mars -
Gauche Républicaine ; corcuff philippe, sociologue ; cotta jacques, journaliste et réalisateur ; coupe annick, union syndicale solidaires ; cours-salies pierre, coordination
des collectifs antilibéraux ; dauriac jean-francis, observatoire de la démocratie ; debons claude, ancien animateur du collectif du 29 mai ; debregeas georges, sauvons la
recherche ; defroment rené, syndicaliste ; delapierre françois, prs ; deluchat andré, ancien responsable syndical national ; dely renaud, journaliste ; denis ariel,
mouvement de la paix ; desallangre jacques, député ; desessard jean, sénateur les verts ; dethyre richard, sociologue ; diehlmann françoise, forum de la gauche
citoyenne ; dolez marc, député ps ; douat rémy, mensuel regards ; dreyfus-schmidt michel, sénateur ps ; eckert christian, député ps ; ferreira anne, député européen
ps ; filoche gérard, d&s; fourneyron valérie, député ps ; fourre jacques, responsable associatif ; franco hélène, magistrate ; gadrey jean, economiste ; garrido
raquel, prs ; garrouste laurent, inspecteur du travail ; gauthier elisabeth, transform ! ; gayssot jean-claude, ancien ministre ; genereux jacques, economiste ;
giraud joel, député prg ; gonneau jean-luc, cactus/la gauche ! ; guerin julien, d&s; halphen eric, magistrat, écrivain ; harribey jean-marie, attac france ; hebert
jean-paul, economiste ; husson michel, economiste ; hutin christian, député mrc ; janquin serge, député ps ; journet alain, sénateur ps ; khalfa pierre, union syndicale
solidaires ; krivine alain, lcr ; laignel andré, député européen ps ; lambert jérôme, député ps ; langlois bernard, journaliste ; le neouannic pascale, ps ; le strat
claire, politiste ; le strat anne, les verts ; lefebvre rémi, universitaire ; lefort jean-claude, député honoraire ; lemaire gilles, ecologiste, faucheur volontaire ;
lienemann marie-noëlle, député européen ps ; lorand isabelle, médecin ; mandraud isabelle, journaliste ; mangenot marc, economiste-sociologue ; mangeot philippe,
enseignant ; marquaille jeaninne, forces militantes ; martelli roger, fondation copernic ; massiah gus, cedetim-ipam ; maurel emmanuel, parti pris ; melenchon jean-luc,
sénateur ps, président de prs ; merieux roland, les alternatifs ; merme henri, les alternatifs ; mesquida kleber, député ps ; mexandeau louis, ancien ministre, forces
militantes ; michel jean-pierre, sénateur ps ; michel jean, député ps ; mlati fatiha, cactus/la gauche ! ; naïr sami, mrc ; nathanson jean-michel, union syndicale
solidaires ; naudy michel, journaliste ; neri alain, député ps ; pelletier willy, sociologue, coordinateur géneral de la fondation copernic ; picquet christian ; quiles
paul, ancien ministre, gauche avenir ; revol rené, vice-président de prs ; reynaud marie line, député ps ; rogemont marcel, député ps ; rousseau michel, marches
européennes ; roussel roselyne, d&s; salesse yves, ; sandrier jean-claude, député pcf ; sarre georges, mrc ; sieffert denis, journal politis ; sire-marin evelyne,
magistrate, co-présidente de la fondation copernic ; soudais michel, journaliste ; spizzichino robert, forces militantes ; teper bernard, ufal ; tricot catherine, mensuel
regards ; trouve aurélie, attac france ; vacheron raymond, syndicaliste ; vachetta roselyne, lcr ; ventura christophe, mémoire des luttes ; vidalies alain, député
ps ; zarka pierre, omos
Pour signer l’appel, site internet:www.nousvoulonsunreferendum.eu
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